30.08.2009
Une histoire de bague et d'avion
C'était en mille-neuf cent quatre-vingt ... quelque chose.
Un petit voyage au Kenya et aux Seychelles ... Pour préciser du camping au Kenya ... si si ... du camping, du vrai, on montait les tentes nous-mêmes dans la brousse, on faisait cuire nos pâtes et on les disputait aux babouins, on essayait de se laver dans des lodges mais dès qu'ils nous voyaient arriver ils coupaient l'eau.
Bon comme tout le monde puait et que tout le monde était rouge, de la couleur de la terre, ce n'était pas très grave.
Règulièrement un sac tombait du bus, toujours le mien...
Au Kenya ce n'est pas grave, on fait demi-tour, le chauffeur prend une piste et arrive dans un village dont on ne pouvait pas soupçonner l'existence, demande aux autochtones s'ils n'ont pas trouvé un sac, si ils en ont trouvé un et ils le rendent ... aussi simple que ça. Moi ça m'arrangeait c'était mon duvet dans le sac.
Après ça les Seychelles, exactement comme vous les imaginez et ... le retour sur Paris.
Sportif le retour, des heures d'attente dans la chaleur de l'aéroport de Nairobi, une escale à Dubai. C'est là que j'ai craqué sur la fameuse bague 3 ors de chez machin.... Et que j'ai eu la bonne idée de la mettre pour la suite du voyage. Sauf que fatiguée par le voyage (plus de 24H en tout) , la chaleur tout ça, je n'ai pas trop fait attention et je l'ai mal mise.
Et dans l'avion le doigt a commencé à ... enfler... De plus en plus.
Les hotesses se sont inquiétées, le commandant de bord aussi, il voulait savoir si ça tiendrait jusqu'à Paris, une passagère infirmière de son état, a affirmé que non. Evidemment dans un avion il n'y a pas d'objets contondants, donc rien pour la couper et comme le commandant voulait savoir s'il devait atterrir avant les Alpes ou après (à priori pile au-dessus il n'avait pas envie), il a décidé d'atterrir au Caire pour qu'on puisse couper la bague.
Donc gros lâcher de kérosène au-dessus du désert, j'ai encore honte je vous jure.
Et nous avons atterri au Caire ... Sont montés des officiers dont la seule idée était de voir mon passeport ... puis l'un d'entre eux a commencé à vouloir couper la baguer avec des ciseaux ... à ongles.
Le commandant s'est énervé, il a trouvé une pince, a coupé la bague et on est repartis.
J'ai fait tout le voyage en 1ère, sauf au-dessus des Alpes, le commandant m'a fait venir dans le cockpit pour que je vois ça, je le vois encore ... c'est vraiment magique.
Avec tout ça, on est arrivés à Paris avec une heure de retard, mes malheureux collègues de voyage ont raté leur correspondance pour Marseille et le lendemain dans les journaux on lisait :
'Un émir dont l'anneau de diamant lui enserrait le doigt a fait atterrir un avion'.
Moralité : il ne faut pas croire ce que disent les journaux.
J'ai cherché la coupure mais je ne l'ai pas retrouvée, par contre j'ai trouvé plein d'autres trucs que je ne cherchais pas ... des tonnes de lettres, et je crois que je vais me remettre à écrire des lettres, c'est quand même bien plus sympa de les relire que des mails...
17:48 Publié dans Ma Vie de Tête en l'air | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
24.08.2009
Au Théâtre ce soir : épilogue
Et c'est ainsi qu'un samedi d'hiver j'ai du me lever tôt pour aller voir mon garagiste, car le samedi il ferme à midi ...
D'un autre côté l'heure de fermeture est assez virtuelle puisque je suis passée devant cet été vers 22H30, eh bien le garagiste il était encore en train de trifouiller dans ses moteurs.
J'arrive donc toute guillerette au garage.
Il faut que je décrive l'endroit, c'est au fond d'une impasse et d'ailleurs pour en ressortir si Monsieur Garagiste himself ne vous mets pas la voiture dans le bons sens, point de salut.
Ensuite le garage lui-même qui est une sorte d'amoncellements de choses plus étonnantes les unes que les autres mais au milieu trône un summum de la technologie que le monsieur branche sur Titine et hop l'ordinateur dit tout ce qu'elle a.
Puis au fond le bureau ... Un toit en tôles, 2 bureaux là-dedans dont celui de la secrétaire qui fait toute la paperasse, un ordinateur qu'on pourrait mettre au musée et des tonnes de paperasses.
Mais alors des tonnes ! En fait au bout du bureau de monsieur garagiste, il y a une planche pour l'agrandir, elle repose sur des dossiers empilés et soutient une autre montagne de dossiers empilés.
Derrière trône Monsieur Garagiste, une stature, aussi large que haut, des grandes moustaches à la gauloise, un air bourru mais super drôle en fait. Mon Garagiste je l'adore et d'ailleurs lui aussi il m'adore, moi quand je viens je tends les clés, souveraine, je ne veux pas savoir si c'est juste une vis à resserrer, je veux que ça marche (enfin que ça roule) et c'est tout, Carrie Bradshaw c'est moi.
Donc ce jour-là je viens récupérer ma clé. Ce n'est pas trop tôt me dit-il le temps de fouiller dans un vague pot de je ne sais pas quoi rempli de clé.
Et soudain il me met sous le nez .... un PLIP !
Oui oui juste le plip et rien en-dessous ... allez démarrer une voiture avec un plip.
Ma tête à ce moment-là ! Ca devait être un mélange de tout ça ...


Ben quoi ? c'est bien ce que vous avez commandé ?
Non, j'ai commandé la clé complète .... Et je lui raconte mon histoire
Il n'y a rien à faire, de toute façon le plip il faut le programmer et pour le programmer il faut démarrer, et maintenant je vais commander mardi, la clé vous l'aurez en fin de semaine.
Comme on ne peut pas laisser la voiture ouverte toute la semaine à la gare, il appelle une dépanneuse pour emmener Titine dans son autre garage, en attendant la clé.
Combien ça m'a coûté ? Franchement je ne sais plus mais sûrement pas loin d'une paire de Louboutin.
Pendant tout ce temps-là une pub sur le bureau me narguait ... pour quasi rien par mois, on venait chercher Titine en cas de perte de clés ...
M'en fous je ne l'ai pas prise, de toute façon maintenant j'ai deux clés.
18:29 Publié dans Ma Vie de Tête en l'air | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.08.2009
Au Théâtre ce soir
Un soir de Décembre j'ai donc décidé d'aller au théâte avec les boulets en partant en train.
Pour aller voir La Vie Parisienne mise en scène par Jerôme Savary, avec un joli défilé Topless, qui à mon avis, bien qu'il n'en ait rien dit, a du faire plaisir au grumeau de 14 ans à l'époque.
Et en sortant, comme il faisait froid, et qu'on avait la flemme, j'ai décidé de rentrer en taxi.
Je n'ai pas fait comme d'habitude, je ne l'ai pas appelé par téléphone, non, Carrie Bradshaw, c'est moi, je l'ai hélé dans la rue et il s'est arrêté à mes pieds.
Il nous a emmenés à bon port, c'est à dire là où était garée la voiture à côté de la gare.
Comme il faisait toujours froid, avant de le payer, j'ai sorti les clés (enfin LA clé) et ouvert la voiture d'un plip pour que les boulets puissent monter tout de suite dedans.
Puis j'ai fouillé dans mon sac pour payer le monsieur et je suis descendue du taxi.
Et il est parti.
Et là je me suis dit : les clés ?!!!!
Les clés (enfin LA clé) ?
Partie dans le taxi ...
Minuit, la gare, personne, la voiture ouverte ... et plus de clés.
Bon j'appelle à l'aide, on vient nous chercher, non sans râler sur l'air de : 'Mais tu ne fais jamais attention à rien !"
Ce n'est pas complètement faux mais les gens rouspètent facilement aussi.
On rentre, on se couche, et je ne m'inquiète pas plus que ça, je me dis que le lendemain matin j'irai au garage chercher l'autre clé et voila ...
19:27 Publié dans Ma Vie de Tête en l'air | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
17.08.2009
Au Théâtre ce soir : le contexte
Il y a quelques années, comme tout le monde j'ai acheté une voiture.
Comme tout le monde on me l'a vendue avec 2 jeux de clés.
Et puis un jour, comme souvent chez moi, un des 2 jeux a mystérieusement disparu.
Pendant des mois, je dirais même des années, je n'ai rien fait en me disant qu'il ressortirait bien un jour.
Mais finalement, un jour, de guerre lasse, à l'occasion de la visite annuelle de Titine dans son garage préféré, j'ai recommandé une autre clé.
Au cas où bien improbable, une seule clé ne suffirait pas.
Et la clé est arrivée au garage, en tout cas le garagiste m'a prévenue qu'elle était arrivée.
Mais comme ce n'était pas pressé, je ne suis pas allée la chercher tout de suite.
J'ai laissé passer quelques mois ...
C'est là que j'ai commis une erreur ...
21:54 Publié dans Ma Vie de Tête en l'air | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
06.08.2009
Le voyage en Angleterre
En 5ème Choupette est partie en voyage scolaire en Angleterre.
On avait rendez-vous à 4h30 le MATIN sur le parking de la gare...
Mauvaise nuit, pas beaucoup dormi quand soudain le téléphone sonne :
- 'Allo, bonjour madame on attend Lisa'
Coup d'oeil rapide au réveil, MEYDAY il est 4h53 !!!
- 'On arrive tout de suite, tout de suite'
- 'Deuuuuubout ils vont partir !!!'
Les sandwiches faits en un clin d'oeil, Choupette habillée à une vitesse encore jamais vue jusqu'ici, le tout jeté avec ses sacs dans la voiture...
5h05 pile, dans un crissement de pneus, je la mets dans le car, sous les regards un peu condescendants des autres parents qui s'étaient réveillés EUX....
Ouf, je rentre pour dormir l'heure et demi qui reste ...
5h38 le portable sonne:
- 'Man où il est mon passeport ?'
- 'Ici, t'as ta carte d'identité'
- 'Mais j'ai pas d'autorisation de sortie du territoire !!!'
- 'MEYYYYDDDAYYYY... passes-moi ta prof d'anglais'
- 'Non elle va me tuer !'
- 'Non c'est moi qu'elle va tuer, passes-la moi !!!'
- 'J'ai oublié le passeport, sur quelle aire je vous l'amène'
- 'Mais c'est une catastrophe !! elle commence à hurler, je la coupe : je l'amène où ? bon l'aire d'Abbeville, Aire de la Baie de Somme'
- 'J'arrive!'
Vite le passeport, non ça c'est le mien (à ce moment-là je ne l'avais pas encore perdu le mien notez), je le repose, je le reprends, c'est encore le mien , bon le voilà.
Un imper un t-shirt hop dans la voiture
et le passeport oui oui c'est le bon
c'est parti !!!!
Tiens plus beaucoup d'essence, mais il n'y a pas de station sur cette autoroute, ah si voilà ouf il était temps, j'ai cru que j'allais tomber en panne si si ...
C'est bizarre, je n'arrive pas à les rattraper...
1h30 plus tard la sortie arrive, le téléphone sonne
- 'Man t'es où ?'
- 'J'y suis dans 2 km'
- 'On est à un rond-point nous '
Je sors , je fais le tour, pas de car à l'horizon !!!
Je ne me suis quand même pas trompée d'aire !!!
Je rappelle
- 'On est à un rond-point je te dis!'
- 'Mais il n'y a PAS de rond-point sur l'autoroute !!!', vous êtes où ? passes moi ta prof !!
Et là j'entends on arrive, on ne reste que 15mn et le car apparaît...
Et là bien sûr Choupette descend, prend le passeport, daigne à peine me jeter un regard (ben oui ya les copineuh) et me lance bon ben à ce soir man, je t'appelle !
Et hop demi-tour ,il est 7h30, j'ai raté ma réunion de 9h30 à laquelle je suis arrivée avec une bonne heure de retard maisa bon j'avais déjà fait 300 km en voiture et passé mon heure habituelle dans mes transports en commun alors ...
20:21 Publié dans Ma Vie de Tête en l'air | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
02.08.2009
Le parking de la gare
C'est un soir où j'étais allée voir Cyrano de Bergerac à la Comédie Française dans la mise en scène de Denis Podalydès.
Mise en scène assez intéressante ma foi, même si de mon avis on aurait largement pu se passer des nouveautés du début, d'autant que ça rallonge la pièce et que ça, ça n'arrange pas mes affaires.
Donc, comme une abrutie j’ai quand même décidé d’attendre que Cyrano meure ….
Alors que je connaissais la fin...
Dès que le rideau tombe, je pars en courant, le métro arrive assez vite et j’arrive à St-Lazare en gros à 23h59 pour le train de 00h01 ….
Normalement ça le fait, on monte et on descend les escalators du plus vite qu’on peut, on arrive pile face aux voies d’où partent mes trains, on pique un sprint , on monte dedans.
Mais là non, les trains ce soir là étaient voie 22 !!! Dans les grandes lignes , pour un peu j’arrivais là ou j’habitais quand j’avais 17 ans.
Donc le train de 0H01 j’ai juste eu le temps de le voir partir …
Bon j’ai attendu le prochain, 30 mn plus tard.
Et ensuite il fallait que je récupère ma voiture sur le parking de la gare.
J’explique, le parking en question est dans une sorte de No Man’s Land, perdu au milieu d’une zone pavillannaire, en face d'un CFA avec à gauche une sorte de terrain vague …
Il est découpé en 2, séparé par une sorte de trottoir avec des arbres au milieu : une partie assez grande et une autre assez étroite avec juste une bande pour les voitures, derrière il y a de quoi reculer mais c’est juste.
Le matin, dans le terrain vague il y avait plein de caravanes de gens qui vivent en caravane, pas mal côté grand parking, et une ou 2 côté étroit.
Bien sûr plein de voitures aussi, c’est quasiment le seul parking de la gare …
Donc je vais me mettre où ça le matin ? Evidemment côté étroit au milieu d’autres VOITURES.
Et le soir quand j’arrive, eh bien il n’y avait plus une seule caravane côté grand parking, elles étaient toutes côté étroit !
Et là au milieu mon scenic !!
Une caravane derrière, une à droite, une à gauche !
Je ne me démonte pas, je sais que ça prend le temps que ça prend mais on sort toujours, il faut juste être patient.
Au moment ou j’allume le moteur, la fenêtre de la caravane derrière s’allume et je vois un visage de femme à la fenêtre
Puis tout de suite débarquent 2 types, un assez jeune mais je n'ai pas trop fait attention et un autre entre 45/50 ans .. en peignoir blanc et en mules !
Et à mon avis tout nu sous son peignoir.
Imaginez la scène, 1H du matin , les caravanes, le no man’s land et le mec en peignoir blanc qui va me guider pour que je sorte …
Bon j’ai d’abord refusé de franchir le trottoir avec le scenic comme il le suggérait ...
Et de manœuvres en manœuvres je sors...
Et en partant je m’excuse …
D’être rentrée si tard ..
Le fait que j’ai payé mon parking pour la journée et qu’ils soient installés sur un parking municipal n’entre pas en ligne de compte.
Mais comme je m'excuse ils sont super gentils, et l'image de ce type en peignoir blanc me poursuivra toute ma vie.
17:38 Publié dans Ma Vie de Tête en l'air | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Voilà l'été
Voilà l'été non ? Vous ne trouvez pas ?
Ce n'est pas que je n'ai plus rien à dire, c'est qu'en ce moment je n'ai plus trop envie.
Pourtant il continue de s'en passer des choses dans The Big Company, et des pas pîquées des hannetons, mais bon.
En ce moment c'est bien, simple il n'y a pas un chef, on pourrait bien se promener en maillot de bain dans les couloirs, tout le monde s'en fout !
Un problème ? Ah il n'y a plus que Nicolas Sarkozy ! Ah zut il a un souci...
Allo Barak ? J'ai un papier à faire signer ! Can you Help ?
Finalement je vais faire une série de l'été : Ma Vie de Tête en l'air.
Histoire de démontrer s'il en était besoin que je galèrerais moins si je réfléchissais avant d'agir mais je rigolerais moins aussi

13:06 Publié dans Ma Vie de Tête en l'air | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



